Ajouter à une liste de favoris

Des anciens fossés des fortifications aux jardins d’agrément

Au XIXe siècle, avec le développement des transports, de l’industrie et le souci de salubrité de l’habitat, la ville de Troyes se modifie.
À partir des années 1830, les fortifications sont détruites et les fossés comblés, pour laisser place à des jardins publics et à des axes de circulation. Le Bouchon de champagne (forme du cœur historique de la ville vu depuis le ciel) se ceinture de boulevards et de mails. Des lieux d’agréments et de loisirs se développent alors dans sa périphérie.
Des jardins publics sont créés tout le long du boulevard Gambetta : le Jardin de Chevreuse en 1858 ou encore le Jardin de la Vallée Suisse, aménagé en 1860. Edmond Bailly, l’architecte de la Ville, conserve une partie des anciens fossés pour créer un îlot de verdure vallonné où les allées serpentent à l’ombre, rappelant les paysages suisses. Charles Baltet, célèbre pépiniériste-horticulteur troyen, en imagine l’aménagement. L’ensemble répond à la volonté de « verdir » les villes qui se fait jour dans la seconde moitié du XIXe.
À leur suite s’étend le Jardin du Rocher, créé en 1839 pour recevoir une exposition florale et qui doit son nom à un rocher artificiel, d’où s’écoule l’eau en cascade.
En son centre, se trouve le kiosque à musique, construit en 1889 grâce au leg de 200 000 francs de Jean-Baptiste Brissonnet, ouvrier bonnetier troyen qui fit fortune à Paris dans la fabrication de bas. De structure hexagonale, le kiosque utilise la pierre pour son soubassement et le matériau moderne qu’est alors la fonte pour les fines colonnettes qui soutiennent son toit en forme de pagode.
Espaces récréatifs et de promenades pour les familles, ces jardins correspondent au développement des loisirs pour les citadins de l’époque. Encore aujourd’hui, ils restent des lieux de convivialité et de détente. Ainsi, le kiosque du Jardin du Rocher accueille toujours des orchestres ou des formations musicales pour des concerts en plein air.

Promenez-vous au XIXe siècle

Une fois le boulevard Gambetta percé, il se parsème de bâtiments publics et de maisons bourgeoises à l’architecture soignée.

Parmi les lieux de loisirs et de culture bordant cet axe, figure le théâtre de la Madeleine (à 100 mètres derrière vous). Edifié à l’origine en 1778 contre les remparts, près de la porte de la Madeleine, il est reconstruit par l’architecte de la Ville, Nicolas Flechey, en 1860. Côté Jardin de la Vallée suisse, la façade présente un riche décor de pilastres, de cornes d’abondance, de guirlandes de fruits, sans oublier le blason de la ville. Côté Jardin du Rocher, se trouve le hall d’entrée de verre, surnommé « l’aquarium » par de nombreux Troyens, au-dessus duquel est aménagé le foyer des artistes en 1970. D’une excellente acoustique, le théâtre peut accueillir 400 spectateurs et héberge aujourd’hui la programmation pluridisciplinaire de la Scène conventionnée de Troyes.

De l’autre côté du boulevard, au numéro 28, un vaste édifice, œuvre de l’architecte Henri Schmit, réalisé en 1893 et inauguré en 1897, abrite la Caisse d’Épargne et de Prévoyance de l’Aube (la ville de Troyes a été la septième ville française à se pourvoir en 1821 d’une Caisse d’Épargne). De volume imposant, notamment avec son dôme polygonal surmonté d’une sphère dorée, le bâtiment mêle les styles architecturaux et offre une profusion de sculptures, décors et colonnes. Parmi elles, des cariatides (statues de femmes faisant office de colonne) qui symbolisent la prévoyance, le travail, l’épargne et la probité.

Un peu plus loin, au numéro 26 se trouve un joyau de l’Art Nouveau : la Villa Viardot. Construite en 1908 par l’architecte Gaston Viardot pour Isidore Perron, marchand de couleurs et droguiste, elle présente une façade gracieuse de briques et de pierre, avec larges fenêtres, balcons et toit pyramidal. Tout n’est qu’ondulation : le décor sculpté exubérant fait de courbes, de contre-courbes, de feuillages, de fleurs, l’ornementation des grilles et celle des huisseries.

Au cœur de la vie culturelle et mémorielle

Jalonné de jardins publics, le boulevard Gambetta propose également une promenade culturelle. À la Médiathèque Jacques-Chirac, l’Espace Argence et le théâtre de la Madeleine, s’ajoute le théâtre de Champagne sur votre gauche.

Sa forme circulaire n’est pas sans rappeler sa vocation initiale de Cirque municipal. Construit d’après les plans d’Henri Schmit, architecte parisien ayant dessiné les plans de la Caisse d’Epargne de la ville de Troyes, cet édifice répond à la volonté municipale d’élever un cirque permanent dans la tradition des cirques stables européens.

Vaste de 1 500 m2, construit en pierre, béton, fer et zinc, il est inauguré le 18 mars 1905 et des spectacles équestres s’y déroulent jusqu’en 1938. Il accueille également des représentations de music-hall, des projections cinématographiques, des concerts, des meetings électoraux, des combats de catch et de boxe… Le boxeur Marcel Cerdan y donne son ultime combat avant l’accident d’avion qui lui coûte la vie en octobre 1949. En 1967, l’édifice devient Palais des Congrès. Il est entièrement rénové en son intérieur et voit sa façade ainsi que sa toiture inscrites au titre des monuments historiques en 1975. Le 26 mai 1978, le cirque devient théâtre municipal et est alors rebaptisé « Théâtre de Champagne ». D’une capacité de plus de 1 000 places assises ou 1 350 places debout, il accueilledes spectacles contemporains tous genres confondus (théâtre-comédie, concert, lyrique, danse…).

Au croisement de la rue de la République et du boulevard Gambetta, s’élève le Monument aux Martyrs de la Résistance de la seconde Guerre Mondiale. Inauguré le 13 novembre 1955, il est l’œuvre du sculpteur Jean-Charles Lallement et de l’architecte Jean Veyssière. Composé d’une imposante frise de 15 m de long, d’un gisant représentant les martyrs et d’un homme debout symbolisant les survivants, ce monument de mémoire impose par sa grande sobriété. Seule l’inscription Médite et souviens-toi y apparaît.

La Sphère Rachi : un hommage à l’histoire juive médiévale de Troyes

Au Moyen Âge, Troyes compte une importante communauté juive qui prend son essor intellectuel avec Rachi de Troyes (1040-1105), célèbre érudit et exégète juif qui rayonna sur l’Europe et l’Occident tout entier.

Le cimetière juif médiéval se trouve alors en dehors des remparts de la ville, à l’entrée de l’actuel quartier Preize dans un espace dénommé « Champs-aux-juifs ». Disparu au XVIe siècle avec l’extension progressive de la ville, son emplacement et son envergure exacts ne sont pas connus. Une opération archéologique menée en 2021 dans le quartier a toutefois permis de découvrir plusieurs sépultures sur le site qui pourraient être liées à ce cimetière.

Les expulsions des juifs du royaume de France en 1306 sur ordre de Philippe le Bel, sans doute en 1322, puis définitivement en 1394 sous Charles VI, mettent un terme à la présence de cette communauté.

En 1990, la Ville de Troyes rend hommage à ce pan de l’histoire juive locale longtemps resté silencieux, en inaugurant la « Sphère Rachi » sur l’emplacement supposé du cimetière médiéval, en présence d’Élie Wiesel, Prix Nobel de la Paix. Située devant le théâtre de Champagne et créée par le sculpteur Raymond Moretti (1931-2005), cette œuvre monumentale en acier mesure 2,80 mètres de hauteur sur 2,20 mètres de diamètre. Elle repose sur un socle en granit hexagonal représentant la France, gravé d’un schéma de sefirot, les dix degrés du monde divin dans la mystique juive. À l’intérieur de la sphère, on peut lire à la verticale, en découpe ajourée, le nom de Rachi en hébreu.

En 2005, le parvis de la Médiathèque Jacques-Chirac prend quant à lui le nom d’Esplanade Salomon de Troyes, dit Rachi.

Theatre districtThe Rashi Sphere

From the old fortification moats to the ornamental gardens

In the 19th century, with the development of transport, industry, and a growing concern for healthy living conditions, the city of Troyes underwent significant changes.

From the 1830s onwards, the fortifications were demolished and the moats filled in, making way for public gardens and thoroughfares. The Champagne Cork (the shape of the city’s historic heart as seen from above) was encircled by boulevards and tree-lined promenades. Pleasure and leisure spots began to emerge around its outskirts.

Public gardens were created along the entire length of Boulevard Gambetta: the Jardin de Chevreuse in 1858 and the Jardin de la Vallée Suisse in 1860. Edmond Bailly, the City’s architect, preserved part of the old moats to create a rolling green haven where winding paths meander in the shade, evoking Swiss landscapes. Charles Baltet, the renowned nurseryman and horticulturist from Troyes, designed its layout. The whole project reflects the desire to « green » cities that emerged in the second half of the 19th century.

These paths lead to the Jardin du Rocher, a park created in 1839 to host a flower exhibition and named after an artificial rock from which water flows in a cascade.

At its centre stands the bandstand, built in 1889 thanks to a bequest of 200,000 francs from Jean-Baptiste Brissonnet, a Troyes hosiery worker who made his fortune in Paris manufacturing stockings. With its hexagonal design, the bandstand features a stone base and slender cast iron columns—a modern material at the time—which support its pagoda-style roof.

Recreational and walking spaces for families, these gardens reflect the rise of leisure activities among city dwellers of the time. Even today, they remain places for relaxation and social interaction. Thus, the bandstand in the Jardin du Rocher still hosts orchestras and musical ensembles for open-air concerts.

Take a stroll through the 19th century

Once Boulevard Gambetta was created, it became lined with public buildings and elegant townhouses featuring refined architecture.
Among the leisure and cultural venues lining this boulevard is the Théâtre de la Madeleine (100 metres behind you). Originally built in 1778 against the city walls, near the Madeleine gate, it was rebuilt by the City’s architect, Nicolas Flechey, in 1860. On the Jardin de la Vallée Suisse side, the façade features an ornate display of pilasters, cornucopias, fruit garlands and, last but not least, the city’s coat of arms. On the Jardin du Rocher side, you’ll find the glass entrance hall, nicknamed “the aquarium” by many locals, with the artists’ lounge created above it in 1970. Renowned for its excellent acoustics, the theatre can accommodate 400 spectators and today hosts the multidisciplinary programme of the Scène Conventionnée (state-supported theatre label) of Troyes.
On the opposite side of the boulevard, at number 28, a large building—designed by architect Henri Schmit, built in 1893 and inaugurated in 1897—is home to the Caisse d’Épargne et de Prévoyance de l’Aube (Troyes was the seventh French city to establish this type of savings bank, in 1821). With its impressive size and shape, particularly its polygonal dome topped with a golden sphere, the building blends architectural styles and features a wealth of sculptures, decorations and columns. Among them are caryatids (statues of women serving as columns) symbolising foresight, hard work, savings and integrity.
A little further along, at number 26, stands a jewel of Art Nouveau: the Villa Viardot. Built in 1908 by the architect Gaston Viardot for Isidore Perron, a colour merchant and chemist, it features an elegant brick and stone façade, with large windows, balconies and a pyramidal roof. Everything suggests movement: the exuberant sculpted decoration, with its curves, counter-curves, foliage and flowers, the ornamentation of the railings and the door and window frames.

At the heart of cultural life and remembrance

Lined with public gardens, Boulevard Gambetta also offers a cultural walk. In addition to the Jacques Chirac Media Library, Espace Argence and the Théâtre de la Madeleine, the Théâtre de Champagne can be found on your left.
Its circular shape is a clear reminder of its original purpose as a municipal circus. Built according to the plans of Henri Schmit, a Parisian architect who also designed the plans for the Caisse d’Epargne in Troyes, this building was commissioned by the municipality to establish a permanent circus in the tradition of European permanent circuses.
Covering an area of 1,500 m2, built from stone, concrete, iron and zinc, it was inaugurated on 18 March 1905 and hosted equestrian shows until 1938. It also hosted music hall performances, film screenings, concerts, election rallies, wrestling and boxing matches, etc. The boxer Marcel Cerdan fought his final match here before the plane crash that claimed his life in October 1949. In 1967, the building became the Conference Centre. Its interior was completely renovated and, in 1975, its façade and roof were listed as historic monuments. On 26 May 1978, the circus became the municipal theatre and was then renamed « Théâtre de Champagne ». With a capacity of over 1,000 seats or 1,350 standing places, it hosts contemporary performances of all kinds (theatre, comedy, concerts, opera, dance, etc.).
At the intersection of Rue de la République and Boulevard Gambetta stands the Monument to the Martyrs of the Second World War Resistance. Inaugurated on 13 November 1955, it is the work of sculptor Jean-Charles Lallement and architect Jean Veyssière. Comprising an imposing 15-metre-long frieze, a recumbent effigy representing the martyrs, and a standing figure symbolising the survivors, this memorial monument stands out for its remarkable simplicity. Only the inscription Médite et souviens-toi (Reflect and remember) appears here.

The Rashi Sphere: a tribute to the medieval Jewish history of Troyes

In the Middle Ages, Troyes was home to a significant Jewish community, whose intellectual influence flourished with Rashi of Troyes (1040–1105), the renowned Jewish scholar and commentator whose reputation extended across Europe and the entire Western world.

At the time, the medieval Jewish cemetery was located outside the city walls, at the entrance to what is now the Preize district, in an area known as the “Champs-aux-Juifs”.  Having disappeared in the 16th century as the city gradually expanded, its exact location and size remain unknown. However, an archaeological operation carried out in 2021 in the district led to the discovery of several graves on the site that may be linked to this cemetery.

The expulsions of the Jews from the Kingdom of France in 1306 by order of Philip the Fair, probably again in 1322 and finally in 1394 under Charles VI, brought an end to the presence of this community.

In 1990, the City of Troyes paid tribute to this chapter of local Jewish history, which had long remained unspoken, by unveiling the Rashi Sphere on the presumed site of the medieval cemetery, in the presence of Elie Wiesel, Nobel Peace Prize laureate. Located in front of the Théâtre de Champagne and created by the sculptor Raymond Moretti (1931–2005), this monumental steel work stands 2.8 metres high and 2.2 metres in diameter. It stands on a hexagonal granite base representing France, engraved with a diagram of the sefirot, the ten levels of the divine world in Jewish mysticism. Inside the sphere, the name Rashi is cut out vertically in Hebrew.

In 2005, the forecourt of the Jacques Chirac Media Library was named the Esplanade de Salomon de Troyes, dit Rachi.

Theaterviertel – Die Sphère Rachi

Von den ehemaligen Festungsgräben der Befestigungsanlagen zu den Ziergärten

Im 19.  Jahrhundert verändert sich die Stadt Troyes mit der Entwicklung des Verkehrs, der Industrie und dem wachsenden Bedürfnis nach gesundem Wohnraum.

Ab den 1830er-Jahren werden die Befestigungsanlagen abgerissen und die Festungsgräben zugeschüttet, um Platz für öffentliche Gärten und Verkehrsachsen zu schaffen. Der Bouchon de Champagne (der an die Form eines Korkens erinnernde historische Stadtkern aus der Vogelperspektive) wird von Boulevards und Promenaden umsäumt. In seinem Umfeld entstehen nun Orte der Erholung und Freizeit.

Entlang des Boulevard Gambetta entstehen öffentliche Gärten: der Jardin de Chevreuse im Jahr 1858 sowie der Jardin de la Vallée Suisse, der 1860 angelegt wurde. Der Stadtarchitekt Edmond Bailly erhält einen Teil der ehemaligen Festungsgräben, um eine hügelige grüne Insel zu schaffen, auf der sich die Wege im Schatten winden und an Schweizer Landschaften erinnern. Charles Baltet, der berühmte Baumschul- und Gartenbauunternehmer aus Troyes, entwirft die Gestaltung. Das Ganze entspricht dem Wunsch, die Städte zu „begrünen“, der in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts immer mehr aufkommt.

Hinter ihnen erstreckt sich der Jardin du Rocher, der 1839 für eine Blumenausstellung angelegt wurde und seinen Namen einem künstlichen Felsen verdankt, von dem aus Wasser in einem Wasserfall herabfließt.

Im Zentrum befindet sich der Musikpavillon, der 1889 dank des Vermächtnisses von 200.000 Francs von Jean-Baptiste Brissonnet erbaut wurde, einem Strumpfwirker aus Troyes, der in Paris mit der Herstellung von Strümpfen ein Vermögen machte. Der Pavillon mit seiner sechseckigen Struktur verfügt über einen Sockel aus Stein und feine Säulen aus Gusseisen, einem damals modernen Material, die sein pagodenförmiges Dach tragen.

Diese Gärten dienten Familien als Naherholungs- und Ausflugsziele und entsprachen dem damals aufkommenden Freizeitverhalten der Stadtbewohner. Auch heute noch sind sie Orte der Begegnung und Entspannung. So finden im Pavillon des Jardin du Rocher auch heute noch Open-Air-Konzerte von Orchestern und anderen Musikgruppen statt.

Machen Sie einen Spaziergang durch das 19. Jahrhundert

Nach der Anlage des Boulevard Gambetta säumen öffentliche Gebäude und gepflegte Bürgerhäuser mit sorgfältig gestalteter Architektur die Straße.

Zu den Freizeit- und Kulturstätten entlang dieser Achse zählt das Théâtre de la Madeleine (100 Meter hinter Ihnen). Das ursprünglich 1778 an der Stadtmauer in der Nähe des Madeleine-Tors erbaute Gebäude wurde 1860 durch den Stadtarchitekten Nicolas Flechey neu gestaltet. Auf der Seite des Jardin de la Vallée suisse zeigt die Fassade eine reiche Verzierung mit Pilastern, Füllhörnern, Fruchtgirlanden und nicht zuletzt dem Wappen der Stadt. Auf der Gartenseite zum Rocher befindet sich die gläserne Eingangshalle, von vielen Einwohnern von Troyes „das Aquarium“ genannt, über der 1970 der Künstlerbereich eingerichtet wurde. Das Theater verfügt über eine hervorragende Akustik, bietet Platz für 400 Zuschauer und beherbergt heute das multidisziplinäre Programm der staatlich subventionierten Theaterbühne von Troyes.

Auf der gegenüberliegenden Seite des Boulevards, an der Nummer 28, befindet sich ein imposantes Gebäude, entworfen vom Architekten Henri Schmit, erbaut im Jahr 1893 und eingeweiht 1897, das die Caisse d’Épargne et de Prévoyance de l’Aube beherbergt (Troyes war im Jahr 1821 die siebte französische Stadt, die eine Caisse d’Épargne erhielt). Das imposante Gebäude mit seiner polygonalen Kuppel, die von einer goldenen Kugel gekrönt wird, vereint verschiedene Architekturstile und besticht durch eine Fülle von Skulpturen, Verzierungen und Säulen. Darunter befinden sich Karyatiden (Frauenstatuen, die als Säulen dienen), die für Voraussicht, Fleiß, Sparsamkeit und Rechtschaffenheit stehen.

Ein Stück weiter, bei Nummer 26, befindet sich ein Juwel des Jugendstils: die Villa Viardot. Das Gebäude wurde 1908 vom Architekten Gaston Viardot für Isidore Perron, einen Farbenhändler und Drogisten, erbaut und zeichnet sich durch eine elegante Fassade aus Ziegeln und Stein mit großen Fenstern, Balkonen und einem pyramidenförmigen Dach aus. Alles ist von Wellen durchzogen: Das üppige, geschwungene Dekor aus Kurven und Gegenschwüngen, Laubwerk und Blumen, die kunstvollen Gitter und die Verzierungen der Tür- und Fensterrahmen.

Im Herzen von Kultur und Erinnerung

Gesäumt von öffentlichen Gärten, lädt der Boulevard Gambetta auch zu einem kulturellen Spaziergang ein. Zur Mediathek Jacques-Chirac, dem Espace Argence und dem Théâtre de la Madeleine gesellt sich zu Ihrer linken Seite das Théâtre de Champagne.

Seine runde Form erinnert deutlich an seine ursprüngliche Bestimmung als städtischer Zirkus. Errichtet nach den Plänen von Henri Schmit, einem Pariser Architekten, der auch die Entwürfe für die Caisse d’Epargne der Stadt Troyes geschaffen hat, entspricht dieses Gebäude dem Wunsch der Stadt, einen stationären Zirkus nach der Tradition der europäischen stationären Zirkusse zu errichten.

Mit einer 1.500 m2 großen Fläche, errichtet aus Stein, Beton, Eisen und Zink, wurde das Gebäude am 18. März 1905 eingeweiht. Bis 1938 fanden hier Reitvorführungen statt. Darüber hinaus werden hier Music-Hall-Aufführungen, Filmvorführungen, Konzerte, Wahlkampfveranstaltungen, Wrestling- und Boxkämpfe veranstaltet … Der Boxer Marcel Cerdan bestreitet hier seinen letzten Kampf, bevor er im Oktober 1949 bei einem Flugzeugabsturz ums Leben kommt. 1967 wird das Gebäude zum Kongresszentrum umfunktioniert. Das Innere wird vollständig renoviert, und 1975 werden die Fassade sowie das Dach unter Denkmalschutz gestellt. Am 26. Mai 1978 wird der Zirkus zum Stadttheater und erhält den Namen „Théâtre de Champagne“. Mit einer Kapazität von über 1.000 Sitzplätzen oder 1.350 Stehplätzen beherbergter zeitgenössische Aufführungen aller Genres (Schauspiel, Komödie, Konzert, Oper, Tanz …).

An der Kreuzung der Rue de la République und des Boulevard Gambetta erhebt sich das Denkmal für die Märtyrer des Widerstands des Zweiten Weltkriegs. Eingeweiht am 13. November 1955, ist es das Werk des Bildhauers Jean-Charles Lallement und des Architekten Jean Veyssière. Das Denkmal besteht aus einem imposanten, 15 Meter langen Fries, einem Gisant, der die Märtyrer darstellt, und einer stehenden Figur, die die Überlebenden symbolisiert. Dieses Gedenkmal beeindruckt durch seine große Schlichtheit. Nur die Inschrift Gedenke und erinnere dich ist darauf zu sehen.

Die Sphère Rachi: eine Hommage an die mittelalterliche jüdische Geschichte von Troyes

Im Mittelalter gibt es in Troyes eine bedeutende jüdische Gemeinde, die durch Rachi von Troyes (1040–1105), einen berühmten jüdischen Gelehrten und Exeget, eine intellektuelle Blütezeit erlebt. Sein Einfluss erstreckte sich über ganz Europa und die westliche Welt.

Der mittelalterliche jüdische Friedhof befand sich damals außerhalb der Stadtmauern, am Eingang des heutigen Viertels Preize, in einem Bereich, der als „Champs-aux-juifs“ bezeichnet wurde. Im 16. Jahrhundert im Zuge der fortschreitenden Ausdehnung der Stadt verschwand er, sein genauer Standort und seine Größe sind nicht bekannt. Bei archäologischen Ausgrabungen, die 2021 in diesem Viertel durchgeführt wurden, wurden jedoch mehrere Gräber entdeckt, die möglicherweise mit diesem Friedhof in Verbindung stehen.

Mit der Vertreibung der Juden aus dem Königreich Frankreich im Jahr 1306 auf Befehl Philipps des Schönen, vermutlich im Jahr 1322 und endgültig im Jahr 1394 unter Karl VI., endet die Präsenz dieser Gemeinschaft.

1990 würdigt die Stadt Troyes dieses lange Zeit verdrängte Kapitel der jüdischen Lokalgeschichte und weiht die „Sphère Rachi“ am vermuteten Standort des mittelalterlichen Friedhofs ein, in Anwesenheit von Élie Wiesel, Friedensnobelpreisträger. Die vor dem Théâtre de Champagne platzierte und vom Bildhauer Raymond Moretti (1931–2005) geschaffene monumentale Stahlskulptur in Form einer Kugel ist 2,80 Meter hoch und hat einen Durchmesser von 2,20 Metern. Sie ruht auf einem sechseckigen Granitsockel, der Frankreich darstellt und mit einem Schema der Sefirot graviert ist, den zehn Stufen der göttlichen Welt in der jüdischen Mystik. Im Inneren der Kugel ist der Name Rachi in hebräischen Buchstaben vertikal als Durchbruch zu lesen.

Im Jahr 2005 erhält der Vorplatz der Mediathek Jacques-Chirac den Namen Esplanade Salomon de Troyes, genannt Rachi.

Il quartiere dei teatri – La « Sphère Rachi »

Dai vecchi fossati delle fortificazioni ai giardini ornamentali

Nel XIX secolo, con lo sviluppo dei trasporti, dell’industria e l’attenzione alla salubrità degli spazi di vita, la città di Troyes cambia volto.

A partire dagli anni ’30 dell’Ottocento, le fortificazioni vengono demolite e i fossati colmati, lasciando spazio a giardini pubblici e a nuove vie di comunicazione. Il Bouchon de champagne (dalla forma a tappo di Champagne del centro storico visto dall’alto) viene circondato da boulevard e viali alberati. Così iniziano a svilupparsi tutt’intorno, verso le sue periferie, tutta una serie di aree dedicate allo svago e al tempo libero.

Lungo il boulevard Gambetta vengono creati alcuni giardini pubblici: il Jardin de Chevreuse nel 1858 e il Jardin de la Vallée Suisse, realizzato nel 1860. Edmond Bailly, l’architetto della città, conserva una parte degli antichi fossati per dar vita a un isolotto verdeggiante, a mo’ di collina, dove i sentieri si snodano all’ombra, evocando i paesaggi svizzeri. Charles Baltet, celebre vivaista-orticoltore di Troyes, ne progetta l’allestimento. Il tutto risponde al desiderio di far rinverdire le città che inizia a farsi spazio nella seconda metà del XIX secolo.

Poco lontano, si estende il Jardin du Rocher, creato nel 1839 per accogliere una mostra floreale e che deve il suo nome a una roccia artificiale dalla quale sgorga una cascata.

Al centro di questo giardino si trova il chiosco della musica, costruito nel 1889 grazie al lascito di 200.000 franchi di Jean-Baptiste Brissonnet, operaio magliaio di Troyes che fece fortuna a Parigi producendo calze. Di forma esagonale, il chiosco utilizza la pietra per la base e il materiale moderno dell’epoca, la ghisa, per le sottili colonnine che sorreggono il suo tetto a pagoda.

Spazi ricreativi e promenade per le famiglie, questi giardini riflettono come l’importanza di dedicare del tempo allo svago inizi a imporsi per gli abitanti della città dell’epoca. Ancora oggi, continuano a essere luoghi di convivialità e ozio e il chiosco del Jardin du Rocher accoglie orchestre o gruppi musicali per concerti all’aperto.

Un salto indietro nel XIX secolo

Una volta tracciato, su boulevard Gambetta iniziarono a sorgere edifici pubblici e residenze borghesi dall’architettura raffinata.

Tra i luoghi di svago e cultura che costeggiano questo viale si trova il Théâtre de la Madeleine (100 metri dietro di voi). Costruito originariamente nel 1778 contro le mura, vicino alla Porte de la Madeleine, fu ricostruito dall’architetto della città, Nicolas Flechey, nel 1860. Sul lato del Jardin de la Vallée suisse, la facciata sfoggia un ricco decoro di pilastri, cornucopie, ghirlande di frutti nonché lo stemma della città. Sul lato del Jardin du Rocher si trova la hall d’ingresso in vetro, soprannominata « l’acquario » da molti abitanti di Troyes, sopra la quale è stato realizzato, nel 1970, il foyer degli artisti. Dotato di un’acustica eccellente, il teatro può ospitare 400 spettatori e oggi accoglie la programmazione multidisciplinare della Scène conventionnée di Troyes.

Dall’altro lato del boulevard, al numero 28, un ampio edificio, opera dell’architetto Henri Schmit, realizzato nel 1893 e inaugurato nel 1897, ospita la Caisse d’Épargne et de Prévoyance de l’Aube (la città di Troyes è stata la settima città in Francia a dotarsi, nel 1821, di una cassa di risparmio). Di dimensioni imponenti, in particolare grazie alla sua cupola poligonale sormontata da una sfera dorata, l’edificio combina diversi stili architettonici e presenta una profusione di sculture, decorazioni e colonne. Tra di esse, le cariatidi (statue di donne che fungono da colonne) simboleggiano la previdenza, il lavoro, il risparmio e la probità.

Poco distante, al numero 26, si trova un gioiello dello stile Art Nouveau: Villa Viardot. Costruita nel 1908 dall’architetto Gaston Viardot per Isidore Perron, commerciante di colori e droghiere, presenta una facciata aggraziata in mattoni e pietra, con ampie finestre, balconi e un tetto piramidale. Le sue forme sono fluide e sinuose, quasi ondeggianti: il decoro scolpito ed esuberante si compone di curve, controcurve, fogliame e fiori, così come gli ornamenti di ringhiere e infissi.

Nel cuore della vita culturale e della memoria

Disseminato di giardini pubblici, il boulevard Gambetta offre anche un percorso culturale. Alla Mediateca Jacques-Chirac, all’Espace Argence e al Théâtre de la Madeleine, si aggiunge sulla sinistra il Théâtre de Champagne.
La sua forma circolare richiama l’originaria funzione di circo municipale. Edificato secondo i progetti di Henri Schmit, architetto parigino che ha tracciato anche le piante della Caisse d’Epargne di Troyes, l’edificio risponde alla volontà del Comune di realizzare un circo stabile nella tradizione dei grandi circhi stabili europei.
Con una superficie di 1.500 m2, costruito in pietra, cemento, ferro e zinco, viene inaugurato il 18 marzo 1905 e vi si tengono spettacoli equestri fino al 1938. Ospita anche spettacoli di music-hall, proiezioni cinematografiche, concerti, comizi elettorali, incontri di wrestling e di boxe… Il pugile Marcel Cerdan vi disputa il suo ultimo incontro prima dell’incidente aereo che gli costò la vita nell’ottobre 1949. Nel 1967, l’edificio diventa Palazzo dei Congressi. Viene completamente rinnovato all’interno e, nel 1975, la sua facciata e il tetto vengono classificati come Monumento Storico. Il 26 maggio 1978, il circo diventa teatro municipale e viene allora ribattezzato « Théâtre de Champagne ». Con una capienza di oltre 1.000 posti a sedere o 1.350 in piedi, ospita spettacoli contemporanei di ogni genere (teatro, commedia, concerti, lirica, danza…).
All’incrocio tra rue de la République e boulevard Gambetta si erge il Monumento ai Martiri della Resistenza della Seconda Guerra Mondiale. Inaugurato il 13 novembre 1955, è opera dello scultore Jean-Charles Lallement e dell’architetto Jean Veyssière. Composto da un imponente fregio lungo 15 metri, da una statua giacente che rappresenta i martiri e da un uomo in piedi a simboleggiare i sopravvissuti, questo monumento commemorativo si impone per la sua grande sobrietà. Vi compare soltanto l’iscrizione Médite et souviens-toi (Medita e ricorda).

La « Sphère Rachi »: un omaggio al passato ebraico di epoca medievale di Troyes

Nel Medioevo, Troyes ospitava un’importante comunità ebraica che conobbe un notevole sviluppo intellettuale grazie a Rashi di Troyes (1040-1105), celebre studioso ed esegeta ebraico la cui influenza si estese in tutta Europa e in Occidente.

Il cimitero ebraico medievale si trovava allora al di fuori delle mura della città, all’ingresso dell’attuale quartiere Preize, in uno spazio denominato « Champs-aux-juifs » (Campi degli ebrei). Scomparso nel XVI secolo in seguito alla progressiva espansione della città, non si conoscono né il luogo esatto in cui sorgeva né la sua reale estensione. Tuttavia, una campagna di scavi archeologici condotta nel quartiere nel 2021 ha permesso di scoprire diverse sepolture in quest’area che potrebbero essere collegate al cimitero.

Le espulsioni degli ebrei dal Regno di Francia nel 1306 per ordine di Filippo il Bello, probabilmente anche nel 1322, e poi definitivamente nel 1394 sotto Carlo VI, posero fine alla presenza della comunità ebraica a Troyes.

Nel 1990 la città decise di rendere omaggio a questa pagina della propria storia ebraica, a lungo rimasta taciuta, inaugurando la “Sphère Rachi” proprio nel luogo in cui si ritiene sorgesse l’antico cimitero medievale. Alla cerimonia di inaugurazione era presente Elie Wiesel, Premio Nobel per la Pace. Posizionata di fronte al Théâtre de Champagne e creata dallo scultore Raymond Moretti (1931-2005), quest’opera monumentale in acciaio misura 2,80 metri di altezza per 2,20 metri di diametro. Poggia su un basamento esagonale in granito che rappresenta la Francia, sul quale è incisa una rappresentazione dei sefirot, i dieci attributi di Dio nel misticismo ebraico. All’interno della sfera, in verticale e in un intaglio traforato, si legge il nome di Rashi in ebraico.

Nel 2005, il piazzale della Mediateca Jacques-Chirac è stato ribattezzato Esplanade Salomon de Troyes, dit Rachi.

TheaterwijkinSphère Rachi

Van de oude vestinggrachten tot de sierstuinen

In de 19e eeuw, met de ontwikkeling van het transport, de industrie en de aandacht voor gezonde woonomstandigheden, ondergaat de stad Troyes veranderingen.
Vanaf de jaren 1830 worden de vestingwerken gesloopt en de grachten gedempt, om plaats te maken voor parken en verkeerswegen. De ‘Champagnekurk’ (de vorm van het historische centrum zoals vanuit de lucht gezien) wordt omringd door boulevards en dreven. In de omliggende gebieden worden recreatie- en ontspanningsplekken ontwikkeld.
Langs de hele boulevard Gambetta worden parken aangelegd, zoals de Jardin de Chevreuse in 1858 en de Jardin de la Vallée Suisse in 1860. Edmond Bailly, de stadsarchitect, handhaaft een deel van de oude grachten om een glooiend, groen eiland te creëren waar de paden kronkelen in de schaduw, geïnspireerd op Zwitserse landschappen. Charles Baltet, de beroemde boomkweker en hovenier uit Troyes, ontwerpt de inrichting. Het geheel sluit aan bij de wens om steden te ‘vergroenen’, die in de tweede helft van de 19e eeuw opkomt.
Hierachter strekt zich de Jardin du Rocher uit. Deze werd in 1839 aangelegd ter gelegenheid van een bloemententoonstelling en dankt zijn naam aan een kunstmatige rots waaruit een waterval klatert.
In het midden staat de muziekkiosk, gebouwd in 1889 dankzij het legaat[FP1.1] van 200.000 frank van Jean-Baptiste Brissonnet, een breigoedarbeider uit Troyes die in Parijs fortuin maakte met de productie van kousen. De kiosk met zijn zeshoekige structuur rust op een stenen onderbouw en zijn de slanke zuiltjes die het pagodedak ondersteunen, zijn gemaakt van gietijzer, destijds een modern materiaal.
Deze parken zijn recreatie- en wandelgebieden voor gezinnen en weerspiegelen de opkomst van vrijetijdsbesteding voor de stadsbewoners van die tijd. Ook vandaag de dag zijn het plekken voor gezelligheid en ontspanning. In de kiosk in de Jardin du Rocher worden dan ook nog altijd openluchtconcerten gegeven door orkesten of muziekensembles.

Wandel door de 19e eeuw

Na de aanleg van de boulevard Gambetta verschijnen hierlangs openbare gebouwen en herenhuizen met een verzorgde architectuur.

Een van de recreatie- en cultuurliocaties langs deze boulevard is het Théâtre de la Madeleine (100 meter achter u). Dit werd oorspronkelijk in 1778 tegen de stadswallen gebouwd, bij de Porte de la Madeleine. In 1860 wordt het weer opgebouwd door de stadsarchitect Nicolas Flechey. Aan de kant van de Jardin de la Vallée Suisse is de gevel rijk versierd met pilasters, hoorns des overvloeds, vruchtenslingers en niet te vergeten het wapenschild van de stad. De glazen entreehal, door vele inwoners van Troyes ‘het aquarium’ genoemd,  bevindt zich aan de kant van de Jardin du Rocher. Hierboven werd in 1970 de artiestenfoyer ingericht. Het theater heeft een uitstekende akoestiek en 400 zitplaatsen. Tegenwoordig is hier het multidisciplinaire programma van de Scène conventionnée van Troyes gehuisvest.

Aan de overkant van de boulevard, op nummer 28, staat een groot gebouw van architect Henri Schmit. Dit werd gebouwd in 1893 en geopend in 1897. Hierin is de Caisse d’Épargne et de Prévoyance de l’van de Aube gevestigd (de stad Troyes was in 1821 de zevende Franse stad waar een Caisse d’Épargne et de Prévoyance gevestigd was). Het gebouw heeft indrukwekkende afmetingen en een veelhoekige koepel bekroond met een gouden bol. Verschillende architectuurstijlen zijn hierin gecombineerd en het is overvloedig versierd met beelden, decoraties en zuilen. Een aantal beelden zijn kariatiden (vrouwenbeelden die als zuil dienen) die voorzorg, arbeid, sparen en rechtschapenheid symboliseren.

Iets verderop, op nummer 26, bevindt zich een hoogtepunt van Art Nouveau: de Villa Viardot. Deze werd in 1908 door architect Gaston Viardot gebouwd voor de verfhandelaar en drogist Isidore Perron. Hij heeft een sierlijke gevel van baksteen en natuursteen, met grote ramen, balkons en een piramidedak. Alles golft: het uitbundig gebeeldhouwde decor bestaat uit gebogen en tegengebogen lijnen, bladeren, bloemen, de versiering van de hekwerken en van de raam- en deurkozijnen.

In het hart van het culturele en herdenkingsleven

De boulevard Gambetta met zijn parken nodigt ook uit tot een culturele wandeling. Buiten de mediatheek Jacques-Chirac, de Espace Argence en het Théâtre de la Madeleine ziet u aan uw linkerhand het Théâtre de Champagne.
De ronde vorm herinnert duidelijk aan de oorspronkelijke functie als gemeentecircus. Dit gebouw op basis van tekeningen van Henri Schmit, een Parijse architect die ook de plannen voor de Caisse d’Epargne van Troyes ontwierp, beantwoordt aan het gemeentelijke streven om een permanent circus te bouwen in de traditie van de Europese vaste circussen.
Het heeft een oppervlakte van 1.500 m2 en is gebouwd van steen, beton, ijzer en zink. Het wordt op 18 maart 1905 geopend en er vinden tot 1938 ruitershows plaats. Het gebouw wordt ook gebruikt voor variétévoorstellingen, filmvertoningen, concerten, verkiezingsbijeenkomsten, en worstel- en bokswedstrijden … Het allerlaatste gevecht van bokser Marcel Cerdan vindt hier plaats, vóór het vliegtuigongeluk dat hem in oktober 1949 het leven kost. In 1967 wordt het gebouw een congrescentrum. Het interieur wordt volledig gerenoveerd en in 1975 worden de gevel en het dak officieel historische monumenten. Op 26 mei 1978 wordt het circus het gemeentelijk theater en krijgt het de naam ‘Théâtre de Champagne’. Het heeft een capaciteit van meer dan 1.000 zitplaatsen of 1.350 staanplaatsen en er vinden hedendaagse voorstellingen in alle genres plaats (komisch toneel, komedie, concerten, lyrisch (opera), dans … .
Op de kruising van de rue de la République en de boulevard Gambetta staat het monument voor de verzetsmartelaren uit de Tweede Wereldoorlog. Dit werd onthuld op 13 november 1955 en is het werk van beeldhouwer Jean-Charles Lallement en architect Jean Veyssière. Het monument bestaat uit een indrukwekkende fries van 15 meter lang, een liggende figuur die de martelaren voorstelt en een staande man die de overlevenden symboliseert. Dit herdenkingsmonument kenmerkt zich door zijn grote soberheid. Het draagt alleen het opschrift Médite et souviens-toi, overpeins en herinner je.

Sphère Rachi: een eerbetoon aan de middeleeuwse Joodse geschiedenis van Troyes

In de middeleeuwen heeft Troyes een belangrijke Joodse gemeenschap, die zijn intellectuele bloei beleeft met Rachi de Troyes (1040-1105), de beroemde Joodse geleerde en exegeet wiens invloed zich over heel Europa en het Westen uitstrekte.

De middeleeuwse Joodse begraafplaats bevindt zich in deze periode buiten de stadsmuren, bij de ingang van de huidige wijk Preize, in een zone die ‘Champs-aux-juifs’ wordt genoemd. Deze verdwijnt in de 16e eeuw door de geleidelijke uitbreiding van de stad. De exacte locatie en omvang ervan zijn dan ook niet bekend. Tijdens een archeologisch onderzoek in de wijk in 2021 werden echter meerdere graven ontdekt, die mogelijk verband houden met deze begraafplaats.

De verbanning van de Joden uit het Franse koninkrijk op bevel van Filips de Schone in 1306, opnieuw in 1322 en uiteindelijk definitief in 1394 onder Karel VI, maakt een einde aan de aanwezigheid van deze gemeenschap.

In 1990 brengt de stad Troyes eerbetoon aan dit lang verzwegen hoofdstuk uit de lokale Joodse geschiedenis met de onthulling van de ‘Sphère Rachi’ op de vermoedelijke locatie van de middeleeuwse begraafplaats, in de aanwezigheid van Elie Wiesel, winnaar van de Nobelprijs voor de Vrede. Dit monumentale stalen kunstwerk van beeldhouwer Raymond Moretti (1931-2005) is 2,80 meter hoog en heeft een diameter van 2,20 meter. Het is voor het Théâtre de Champagne geplaatst. Het staat op een zeshoekige granieten sokkel die Frankrijk weergeeft, gegraveerd met een sefirot, de tien niveaus van de goddelijke wereld in de Joodse mystiek. De naam Rachi is in het Hebreeuws in de bol te lezen, verticaal en in een opengewerkte uitsnijding.

In 2005 krijgt het plein voor de Mediatheek Jacques-Chirac de naam Esplanade Salomon de Troyes, ofwel Rachi.